Garantir le droit à la santé, préserver la dignité des personnes privées de liberté et combattre les discriminations liées au VIH : tels sont les enjeux au cœur de la formation organisée du 28 au 30 octobre 2026 à l’intention de 25 agents de l’administration pénitentiaire des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.
La lutte contre le VIH ne s’arrête pas aux portes des établissements pénitentiaires. C’est tout le sens de l’atelier de formation organisé du 28 au 30 octobre 2026 dans le cadre du Programme d’Intensification du Contrôle du VIH visant à mettre fin à l’épidémie du Sida d’ici 2030 (PIC-VIH/SIDA 2030).
À l’initiative du ministère de la Justice, à travers l’administration pénitentiaire, en collaboration avec le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), cette session a réuni 25 agents venus des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Objectif : renforcer leurs capacités sur les droits fondamentaux des personnes privées de liberté, la protection du droit à la santé et la prévention de toutes les formes de discrimination en milieu carcéral.

Au fil des échanges interactifs, des partages d’expériences et des sessions de renforcement des connaissances, les participants ont été sensibilisés à une exigence fondamentale : le statut sérologique ne saurait justifier une différence de traitement. Chaque personne détenue doit pouvoir accéder aux services de santé dans le respect de sa dignité et de ses droits.
Une attention particulière a également été accordée à la vulgarisation de la loi n° 2010-03 du 9 avril 2010 relative au VIH/Sida, un instrument essentiel dans la protection des personnes vivant avec le VIH et la lutte contre la stigmatisation.
Au-delà de la formation, l’enjeu est celui du changement des pratiques professionnelles. En renforçant les connaissances des agents pénitentiaires, le CNLS et l’administration pénitentiaire entendent contribuer à l’émergence d’un environnement carcéral plus respectueux des droits humains, où l’accès aux soins et la non-discrimination constituent des principes incontournables.
Cette session s’inscrit dans un programme de formations consacré au module « VIH et droits humains », lancé en 2025. Après les régions du Sud, le processus se poursuivra dans les zones Centre, Nord et Ouest du pays. Une dynamique qui rappelle que la riposte au VIH doit concerner toutes les populations, sans exclusion, y compris celles vivant en milieu carcéral.

